A propos de l'initiative

3 Objectifs 

Informer

« Cette information est indispensable puisqu’un patient sur deux ignore sa maladie. »

Le premier objectif de cette 3ème Journée nationale hépatites est de sensibiliser le grand public sur les hépatites virales chroniques B et C. C’est-à-dire informer sur :

  • les causes de ces infections et les modes de transmission des virus,
  • les conséquences, autrement dit le passage éventuel à la chronicité. Développer une hépatite chronique, c’est présenter le risque de développer un jour une cirrhose ou un cancer du foie.
  • le dépistage réalisé grâce à une prise de sang remboursée par l’Assurance maladie.
  • les traitements qui ont fait d’immenses progrès ces dernières années.

Il s’agit d’informer le grand public et de sensibiliser les personnes à risque, comme les personnes transfusées avant les années quatre-vingt dix, celles venant de pays endémiques, ou encore celles ayant consommé des drogues (cocaïne, héroïne), etc.

 

Rassurer

« Ne pas avoir peur de se faire dépister car on guérit très souvent ! »

Des messages destinés à rassurer le grand public seront diffusés à cette occasion.

Ils concerneront :

  • le dépistage qui se fait par une simple analyse de sang ;
  • la prise en charge qui est facilitée grâce à de nouveaux examens non invasifs et indolores ; l’arrivée de nouveaux traitements permettant souvent la guérison ;
  • un état des lieux de la recherche et des perspectives thérapeutiques encourageantes pour guérir encore plus de patients grâce à la recherche

« Il ne faut pas avoir peur de se faire dépister, d’aller consulter, car il est aujourd’hui possible de guérir dans bon nombre de cas. Pour ceux qui ne guérissent pas, des moyens existent pour ralentir l’évolution de la maladie et ils pourront peut-être bénéficier bientôt de l’arrivée de nouveaux médicaments.

L’enjeu est important, car on peut estimer que si on parvenait à dépister l’ensemble des sujets porteurs d’un virus de l’hépatite B ou C, <b>la mortalité actuelle pourrait diminuer de 30 à 40 % d’ici 10 à 15 ans !»</b> souligne le Pr Jean-Pierre Zarski.

 

Traiter

« On devrait bientôt parvenir à 80 % de guérison chez les patients atteints d’hépatite C »

Par rapport à de nombreux autres pays européens, la France bénéficie d’une bonne organisation des soins pour les patients atteints d’hépatites. Cela a commencé au milieu des années quatre-vingt dix avec la création des Pôles de référence et des réseaux, devenus Fédération Nationale des Pôles et Réseaux Hépatites, en 1999. Puis des Plans hépatites furent mis en place, permettant des actions concertées au niveau du ministère de la Santé. De leur côté, les sociétés savantes sont à l’origine de conférences de consensus.

Les médecins hépatologues ne sont pas les seuls à s’impliquer fortement dans la prise en charge des patients. D’autres spécialistes (comme des psychiatres), les généralistes, les infirmières, les psychologues et les associations de patients jouent un rôle essentiel dans le suivi, l’éducation thérapeutique et l’accompagnement des malades.

« Pour l’hépatite B, on est capable de bloquer la multiplication du virus et donc d’éviter l’évolution de la maladie. Pour l’hépatite C, on parvient à guérir près de 60 % des patients. Et grâce à l’arrivée prochaine de nouvelles molécules (comme les anti-protéases), on devrait bientôt parvenir à 80 % d’entre eux.

Certains malades sont considérés comme guéris car les médicaments réussissent à éliminer les virus de l’hépatite C présents dans l’organisme. Par des analyses biologiques très fines, on ne retrouve plus aucun virus dans le sang ni dans le foie. D’ailleurs, on observe souvent chez ces patients, une amélioration des lésions du foie, avec même parfois une régression de leur cirrhose, et bien sûr une amélioration de leurs symptômes. » rappele le Pr Jean-Pierre Zarski.

La recherche devrait encore favoriser l'amélioration de la prise en charge des patients atteints d'hépatite B ou C. De ce point de vue, l'élargissement des missions de l'ANRS aux hépatites virales à la fin des années 90 a marqué une volonté politique forte des pouvoirs publics français d'améliorer le dispositif de recherche sur ces infections.